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ENTRE DEUX TERRES
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CONFIANCE, JE SUIS MOI

29 Mai 2020 , Rédigé par MARUANE B. Pacifique Publié dans #SOCIETE

A toi qui cherche continuellement à t'affranchir de ton image ... 

 

Il est des richesses que l'on ne peut estimer, qui ne peuvent être dérobées. Elles trouvent leurs origines dans nos profondeurs. Intrinsèques, elles se subliment au fond de nous et nous transcendent.

Elles révèlent notre moi, celui que les autres pensent connaître. Celui qui leur permettrait de prévoir nos trajectoires, de réduire notre champ des possibles à leur volonté captive.

Jamais, ces richesses ne paraissent, ni n'apparaissent, de peur que nous nous perdons ce fragile équilibre en notre moi et le leur de moi. Ce moi que tout le monde pense avoir apprivoiser et que nous même ne cessons d'appréhender sur le chemin de la connaissance de soi.

Plus nous avançons, plus nous nous percevons et moins notre moi souffre du miroir que l'on nous impose. Notre moi finit alors par se refléter dans le regards de ceux qui comptent et nous comprenons qui nous sommes à travers eux.

Il est de ces moments, où seul ton moi à toi doit pouvoir compter. Aies confiance en ton moi...

 

 

 

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MON TEMPS EST COMPTÉ...MES CHOIX SE DOIVENT D'ÊTRE À LA HAUTEUR

24 Décembre 2017 , Rédigé par MARUANE B. Pacifique Publié dans #SOCIETE

MON TEMPS EST COMPTÉ...MES CHOIX SE DOIVENT D'ÊTRE À LA HAUTEUR

 Expérience de vie, tirée de faits réels et fortement inspirée du texte de A. Heaven.

 

MON TEMPS EST COMPTÉ...

 

Il est venu le temps des renouveaux, l'instant de nouveaux départs, le moment des lendemains nouveaux,... Il est fini le temps des mirages, des frustrations, des petits calculs, des réorganisations stériles, des statu quo, des transitions qui perdurent, ... La décision a muri avec le temps et il est temps de la mettre en œuvre.

 

Le temps m'a appris que chaque saison apporte une épreuve qui nous grandit. Il m'a enseigné que ce n'est pas parce que notre vision n'est pas d'autorité qu'elle n'est pas porteuse d'avenir. La maturité est meilleure alliée que l'autorité en la matière.

 

Le temps m'a enseigné que les conseils du collaborateur sous votre autorité, peuvent être utiles si l'on sait se taire pour l'entendre s'exprimer. De même, le temps m'enseigne que les supérieurs ne sont pas toujours les plus avisés et que ne pas appliquer leurs conseils n'est pas toujours signe de rébellion mais parfois, de discernement.

 

Le temps m'a appris qu'il vous faut parfois vous séparer de vos amis de toujours pour vous entourer pendant un moment, de vos amis d'un instant, parce que les deux cercles ne peuvent pas cohabiter au même moment dans votre vie. Les premiers vous empêchent de prendre des risques et de vous projeter dans l'inconnu tandis que les autres vous poussent à dépasser vos limites. 

 

Le temps m'a également enseigné que les meilleurs amis, les vrais, comprennent que l'éloignement ne veut pas dire que la réussite ou la déception nous prends la tête. Ils comprennent qu'il y a besoin de se retirer de temps en temps, pour un tête-à-tête honnête avec son fort intérieur et ce en toute humilité. Le temps m'a démontré que derrière des critiques peuvent se cacher une réelle amitié, une profonde reconnaissance et que derrière des compliments peuvent se cacher une haine farouche, une jalousie insidieuse.

 

Le temps continue de m'enseigner comment identifier mes défauts tout en me donnant pleinement à ceux qui m'acceptent avec. Il m'enseigne également que je peux et que je dois continuellement m'améliorer quand bien même je suis déjà accepté tel quel. Parce que cela vaut vraiment la peine de toujours donner le meilleur de soi et pour le reste, de ne point s'en faire, advienne que pourra. Ne jamais oublier de donner la meilleure version de nous, à ceux qui nous font nous sentir spéciaux même quand nous ne le méritons pas.

 

Le temps remet continuellement en cause nos valeurs et questionne notre identité et nos choix afin que dans la persévérance nous puissions tenir ferme face aux tempêtes qui font rage en nous et autour de nous. Notre identité et nos valeurs sont les seuls joyaux qui se doivent d'être intemporels. Ils ne doivent en aucun cas être conjoncturels mais toujours structurels et structurants. Soyons nous-mêmes face à l'adversité et dans les instants décisifs qui comptent dans nos vies. Ce n'est point un acte d'orgueil mais une simple preuve de loyauté à soi.

 

Le temps fera qu'on vous traitera d'insensible parce que plus personne ne verra vos larmes, sans se douter que votre douleur a souvent été si poignante, si indicible, que votre cœur a appris à pleurer au dedans de lui, empêchant vos yeux d'exprimer leur tristesse, souvent plus pour épargner les autres que vous protéger vous.

 

Le temps m'a enseigné que si à chaque jour suffit sa peine, chaque nuit nécessite qu'on soigne ses blessures et qu'à chaque réveil vous devez oublier vos échecs passés mais pas les sourires de victoire de vos adversaires et faux amis.

 

Parce que le temps m'a appris tout cela, parce qu'il m'a fait comprendre qu'il n'est pas éternel et qu'il m'a révélé que le mien est compté,

 

... MES CHOIX SE DOIVENT D'ÊTRE À LA HAUTEUR.

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NE PRENEZ PAS LE DEUIL, REPRENEZ VOS COULEURS …

9 Décembre 2017 , Rédigé par Pacifique Publié dans #SOCIETE

NE PRENEZ PAS LE DEUIL, REPRENEZ VOS COULEURS …

A tous ceux qui ont oublié le parfum de la joie car vivant dans la tristesse …

La vie m’a toujours mené sur les chemins des lendemains et des horizons toujours plus lointains. J’ai fini par accepter qu’ainsi, notre destinée était faite. Nous ne pouvons que courir après le balancier intemporel de l’humanité qui n’a de limite que dans les parcelles d’humanité qui s’éteignent parfois avec le départ d’un être cher ou dans les parcelles de grisaille qui fragmentent continuellement notre humanité sur tous les continents.

Sur tous les territoires et contrées de notre humanité, il est des situations de grisaille qui nous touchent dans notre chair, voire dans notre conscience. Des moments plus douloureux les uns que les autres. Des peines aussi fortes les unes que les autres. Aucune affliction n’en efface une autre. Aucune région n’en a le privilège, ni les prérogatives. Aucun peuple n’en a le monopole, ni la légitimité.

Un jour ou l’autre, notre droit à l’humanité nous inflige le moment des au-revoir pendant que notre devoir d’humanité nous impose de ne point laisser la tristesse, la peine, le chagrin, la douleur, la souffrance, l’affliction, l’amertume, la mélancolie affaiblir ce qui est l’essence même de notre nature humaine.

A chaque célébration de vie, notre humanité en sort grandie et renforcée. Il n’y a point de petit moment de vie, ni d’instant de vie qui ne mérite d’être honoré. Du premier au dernier instant, la vie se doit d’être consacrée et festoyée. Tout instant, aussi bref soit-il, de joie, de gaieté, de bonheur, de plaisir, de bien-être a vocation à être pleinement vécu, partagé et transmis pour que l’humanité garde au plus profond d’elle ce qu’elle a de plus fort en elle. La vie n’est pas gratuite. Elle le résultat de bien d’efforts.

Au terme de ce second tiers, j’en arrive à la conclusion que cette humanité qui intronise les situations de tristesse et qui ironise sur les  moments de joie, contribue à sa perte. Je ne suis pas de ceux qui disent que c’était mieux avant, ni de ceux qui pensent que l’horizon est sombre. Je suis de ceux qui promettent à notre humanité, une histoire différente. L’être humain est maitre de son destin et capitaine de son âme comme le dit le poète.

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DANS L'INTIMITE D'UN PERE

9 Décembre 2017 , Rédigé par Pacifique Publié dans #SOCIETE

DANS L'INTIMITE D'UN PERE

De tout ce que j’ai pu vivre ou faire, Vous êtes l’essence de ma Fierté…

Il est des Images, à tout jamais gravées au plus profond de mon Etre. Des Instants qui traversent les rides du temps sans perdre, une once de Beauté. Des Moments qui me Transcendent et me rendent Meilleur.

Le jour où pour la première fois, mon regard a croisé tes petits yeux en est Un. Instant magique durant lequel nos destinés se sont rencontrées pour fusionner. Magnifique souvenir que nous renouvelons chaque jour que la vie nous offre.
 
Tes pleurs copains de mes nuits blanches, Tes fièvres amies de mes inquiétudes, Tes éclats de rire qui chassent mes appréhensions, Tes premiers sourires qui me font rêver, Tes pas hésitants me rappellent combien c'est dur, Tes câlins intemporels qui m’humanisent, …
 
Tes premiers mots d’amour qui me font fondre, Tes premières crises de nerfs qui m’ébranlent, Tes débuts à l’école qui m’épatent, la fierté sur ton visage qui accompagnent tes succès, la peine qui emplit tes yeux lorsque la déception s’invite dans ta petite vie, ton envie sans limite de te surpasser, ta joie communicative et gentillesse contagieuse, tes premières convictions, tes premières grandes décisions, …
 
Le bonheur qui emplit la maison quand vos cris de Fraternité fusent. Votre sens élevé de l’Egalité quand vous vous partagez des plaisirs et un peu moins quand c’est le tour des « corvées ». Vos aspirations à toujours plus de Liberté, mot auquel vous donnez une saveur innocente.
 
Toutes ces Images, tous ces Instants et bien d’autre Moments sont à la fois derrière nous et encore présents, et bien d'autres sont à venir. Le temps nous défie et défile mais tous ensemble, nous profitons de la moindre seconde.
 
Vous faites de mes certitudes, des inquiétudes et de mes faiblesses, des victoires. Vous modifiez mes priorités, vous m'en proposez d'autres. Vous me transformez et à mon tour, je vous façonne. Ensemble, nous définissons et orientons notre Destinée Commune.
 
Sachez que Vous occupez tout l'espace que mon Cœur puisse contenir et constituez ce qu’il y a de meilleur en moi. Inlassablement, je me hisse à la hauteur de vos espérances et continuellement, vous faites de moi un Père, ce que je ne saurai être, sans votre amour inconditionnel et votre confiance absolue. N’oubliez jamais que vous êtes mes perles, mon trésor qui malgré l'usure du temps, garderont pour toujours le même aspect, celui de la fierté du Paternel.
 
P.S. : Un grand merci à votre Maman sans qui, toutes ces Images, tous ces Instants et Moments ne seraient que doux rêves.
 
Signé Papa : Les enfants disent mon Papa & Les autres (ados inclus) disent mon Père
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DE TOI A MOI … GRRRRRRR

9 Décembre 2017 , Rédigé par Pacifique Publié dans #SOCIETE

DE TOI A MOI … GRRRRRRR

A tous ceux qui ont vécu l’Injustice de la Perte …

 
L’on dit que la douleur s’envole sur les ailes du temps.
Mais que dire quand le temps se fige, à l’annonce de Ton départ.
INJUSTE, TRISTE, DUR, … sont les mots qui ont suivi ce moment,
Où le silence s’est imposé à nous sur la Task force.
 
Je me suis mis à remonter le temps pour Te retrouver.
Plein d’images et de moments passés sur ces fameux DTB.
Professionnalisme et gentillesse dans Tes approches.
Plus que toujours disponible pour nous tous.
 
A la fois pleins de souvenirs et encore pas assez, ….
Il y avait encore tant à partager et à voir.
Tu es partie trop tôt et Tu nous manques beaucoup.
 
En ces moments où Tu nous manques, une Forte pensée pour LUNA,
Pour qui Septembre ne sera plus le mois de la Rentrée.
Puisse les ailes du temps lui apportaient le réconfort
Et le Souvenir maternel ne jamais faiblir.
 
 
Vanille du Pacifique
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LA PLANETE TOURNE ET L'HISTOIRE AVANCE, ...

9 Décembre 2017 , Rédigé par Pacifique Publié dans #SOCIETE

LA PLANETE TOURNE ET L'HISTOIRE AVANCE, ...

Notre temps est compté. Nos choix se doivent d'être à la hauteur de notre Humanité, ...
 

Le pire se normalise, au moment, où nous vivons un essor sans précédent, des techniques et des moyens de communication, une époque où le monde se globalise et se fait appelé : village planétaire. Les temps présents sont de plus en plus marqués par la peur de l'autre, la peur de l'inconnu. L'autre et l'inconnu font corps dans l'esprit collectif des masses. Nombreux étions-nous à vouloir dans un passé pas si vieux, à vouloir que l'autre nous ressemble un peu plus, quite à le déposséder de son identité, de sa culture, de sa civilisation que nous jugions indigène et parfois sauvage.
 
Les civilisations se sont mis à converger, à confronter leurs différences et renforcer les passerelles naturelles qui les lient. Nombreux, sont ceux qui ne retiennent que les heurts et pas moins nombreux sont ceux qui prefèrent rejeter cette convergeance, car il s'agit bien d'une mise en mouvement irréversible qui nous demande des compromis, certes parfois inacceptables à l'échelle d'une génération. N'oublions pas que ce qui n'était pas acceptable dans les années 50 aux yeux des anciens, parait plus que normal à nos enfants qui partagent les bancs de la même école en 2012.
 
La peur amène une Civilisation à se contracter sur elle même pour faire corps contre l'autre, l'inconnu avec la peur comme essentielle motivation. Toute contraction est finie dans le temps et dans l'espace, c'est une constante naturelle. Les élites qui entretiennent cette contraction ne le perçoivent pas forcément du fait que le phénomène dépasse souvent la projection politique d'une génération.
 
Notre temps est compté et nos choix se doivent d'être à la hauteur car l'Histoire avance et l'avenir des futures générations se joue à présent. Nous pouvons continuer à nous contracter jusqu'au point de rupture ou accepter cette convergeance et faire en sorte que le point de convergeance ressemble à notre Humanité.
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SOUVENIR + (SE VOIR + NE PLUS SE VOIR) x ESPERER SE REVOIR

9 Décembre 2017 , Rédigé par Pacifique Publié dans #SOCIETE

SOUVENIR + (SE VOIR + NE PLUS SE VOIR) x ESPERER SE REVOIR

Nous mettons du temps à nous forger des souvenirs et le temps s’amuse à les effacer.

Le temps défile et l’espace forcit. Nos Souvenirs se diluent dans les « flo » des années qui coulent. Le courant est tel que le torrent de la vie nous emporte au loin. Nous nous accrochons au rocher de ce qui a fait que nous soyons et regardons sur la rive, notre part de Souvenir s’en aller. Part, car le Souvenir se forge à plusieurs.

La source s’éloigne et nous nous efforçons de conserver l’essentiel de nos Souvenirs. Souvent le lit de la vie file droit vers l’embouchure. Le souvenir se confond alors avec un vieux rêve car il ne restera que Souvenir. Parfois, une ile au milieu nous permet de faire une halte et qui sait, nous cédons à l’envie de reprendre le voyage dans le sens inverse. Le Souvenir revit et devient réalité.

Réduisons l’espace, car sur le temps nous n’avons de prise. Réunissons toutes les parts du Souvenir. Alors, le temps d’une rencontre, l’instant d’un échange, le passé se conjugue au présent. Le Souvenir revit et nous découvrons que toutes les parts réunies nous donnent une autre image du Souvenir. La vie reprend alors son cours et nous poursuivrons notre route avec un nouveau Souvenir, une nouvelle part de Souvenir, …

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PREFERE NE RIEN DIRE PLUTÔT QUE ME TAIRE

9 Décembre 2017 , Rédigé par Pacifique Publié dans #SOCIETE

PREFERE NE RIEN DIRE PLUTÔT QUE ME TAIRE

A tous ceux qui labourent le passé, qui sèment le présent, pour récolter l’Avenir …

Il est de tradition de souhaiter le meilleur pour la saison qui arrive, lorsque vient le temps de la Fin. Je préfère ne rien dire plutôt que de me taire en ces temps où Tu ripailles.

Nombreux sont ceux qui ne t’ont point approchée et qui ne voient en toi que Stérilité. Beaucoup de ceux qui t’ont foulée se sont goinfrés de ta Fertilité. Les tiens t’ont continuellement labourés au profit de l’Etranger que Tu as toujours accueilli. Tu as toujours été seule contre les Eléments de ce Monde. Dans tout ça, tes enfants où sont-ils ?

Aujourd’hui, une saison se meurt et un nouveau jour se lève. Le soleil ne se lèvera plus uniquement à l’Ouest comme cela a pu être le cas durant la saison qui s’écoule ou à l’Est comme on le voit de plus en plus, mais en ton Sein, si seulement tu te mettais à l’oeuvre.

Durant cette saison qui s’achève, Tu as brisé tes rêves d’enfance. Tu as détourné tes enfants de l’œuvre qui les attendaient. Tu les a maintenus dans la misère, l’ignorance et la maladie pour mieux les asservir, quand Tu ne les fauchais pas toi-même, au vu de tous. Tes enfants en portent encore les séquelles, mais l’Amour qu’ils te portent est bien plus grand.

Tu continues encore de susciter pitié et compassion, mais ton regard s’emplit de fierté. Tu tiens tête aux Puissants d’hier et tu accueilles les nouveaux Grands de l’Est. Avec la fin de la saison, s’en vont également ceux des tiens qui ont brisé les rêves de tes Pères Libérateurs.

Tu ne récoltes que ce que Tu sèmes. Tu mérites ceux que Tu maintiens à ta tête ; maintiens car ce n’est point toi qui les y places. Tu finis par comprendre que Tu es toute seule. Tu as beau faire la belle aux yeux de l’Etranger, seule la fierté des tiens importe. Penses-tu tes enfants fiers de toi ? Il est vrai que Tu respires l’envie d’avancer.

Les fruits viendront peut être avec la prochaine récolte. Une nouvelle pousse fait son apparition. Elle veut voir pour y croire. Elle a appris à reconnaître en ton Sein, les mauvaises semences. Nouvelle, Dynamique et Consciente qu’elle sera seule actrice et comptable de son devenir. La nouvelle pousse ne pourra tenir l’Etranger pour responsable ou se réfugier derrière les exploits de nos Pères Libérateurs, ni se reposer sur toi malheureusement qui pendant un demi-siècle n’a su l’instruire.

Le système de l’asservissement par la misère dans lequel Tu as été enfermé montre ses limites. Les Grands d’hier ont besoin que Tu évolues pour qu’ils puissent encore parler de croissance chez eux. Une chance pour toi. Le système se fissure et les plus braves de tes enfants s’y engouffrent. Tu en comprend les astuces et tu apprends à en tirer profit.

Laboures en ton sein suivant le rythme de tes saisons. Elimine les mauvaises graines. Instruis tes enfants et Maintiens-les en vie. Tu verras qu’ils sont pleins de ressources et capables de transformer le cours de ton Histoire.. Je ne te souhaite pas un Bon Anniversaire à l’occasion de tes 50 ans d’indépendance car ce serait me taire. A la place, A toi AFRIQUE qui es mienne et fait ma fierté car source de mes origines les plus profondes, je préfère ne rien dire en ce jour où Tu festoies.

P.S. : TU PEUX MIEUX FAIRE, MON AFRIQUE.

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HOMMAGE A TOI QUI FUT ENSEVELIE

9 Décembre 2017 , Rédigé par Pacifique Publié dans #SOCIETE

HOMMAGE A TOI QUI FUT ENSEVELIE

A tous ceux dont la misère nous donne le sentiment d'être généreux, voire humains, ...

Pourquoi autant d'agitation autour de moi? Pour qui, cette avalanche de gentillesse? Je n'ai rien demandé sauf à sortir de ma Condition. Mes ancêtres l'ont fait pour moi : Passer de l'esclavage à la liberté était leur rêve. Mes parents ont pris le relais : Passer de la misère à la pauvreté, était leur combat. Rien ne m'a jamais été donné, excepté l'Amour des miens.

J'ai connu la misère dès mon premier souffle. La vie ne m'a point épargnée. L'humanité non plus. Les puissants n'ont que faire de moi. Le dénuement m'a accompagné jusqu'à ce que ma terre natale tremble. Ma terre a tremblé et a pris les miens. Elle a ensevelie l'amour des miens. Jamais, je n'oublierai. Et Toi aussi, je l'espère ...

L'humanité qui hier n'avait que faire de mon sort, se montre aujourd'hui sous un nouveau visage. Elle se porte à mon chevet. Elle me nourrit, me soigne, me blanchit et demain me logera. Qu'ai-je fait pour mériter un tel élan d'Amour? Ai-je était sage? Ai-je obéis à ma Maman?

Je suis trop petite pour répondre à cette question. Mais toi, qui a ressenti cet élan de générosité, peux-tu y répondre? Pourquoi es-tu venu aujourd'hui? Alors que nous t'attendions depuis hier. Maintenant, Maman, n'est plus là pour voir ton Humanité.

Si je te pose la question, ce n'est point pour moi, car les puissants m'ont dit qu'ils seront à mes côté aujourd'hui, demain et à l'avenir. Si je te pose la question, c'est pour toutes les autres petites filles comme moi et les petits garçons, qui de part le monde souffrent de l'égoïsme dans l'indifférence généralisée des Peuples et des Dirigeants.

Attendras-tu que l'homme, la famine, la guerre, la maladie, les catastrophes aient eu raison de ces vies fébriles? Que la lueur d'espoir qui brille encore dans ces regards d'anges ne s'éteigne, que ces yeux d'enfants ne se ferment à jamais pour y aller, pour faire bouger les choses, pour tenter l'impossible : Apporter un peu plus d'Humanité.

Moi, je te dis Merci. A toi fillette de 16 mois. Et nous sommes nombreux à vouloir te dire "Merci d'avoir tenu bon".
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UN CHEF DANS LA PIROGUE

9 Décembre 2017 , Rédigé par Pacifique Publié dans #SOCIETE

UN CHEF DANS LA PIROGUE
Au chef, il faut des Hommes. Aux hommes, il faut un Chef.

J'ai fait la connaissance d'une pirogue si énorme qu'elle ne pourrait jamais naviguer sur les cours d'eau de mon enfance. Cette pirogue, baptisée PAQUEBOT en hommage à tous ces PAQUETS, plus BEAUX les uns que les autres qui partent des prairies, steppes et taïga pour finir dans le sable fin sous un soleil ardent où parfois les lueurs des bougies de fer servent de repères au mulet égaré.

 
Voilà que je dois descendre de la Pirogue. Elle poursuivra sa route, sillonnant la Mer et arrivera au Port, pourvu que ce soit le bon. La sérénité affichée au sortir du Port en a pris un coup. Plusieurs tempêtes ont croisé notre route. Ce fut pénible de devoir naviguer au grès des tempêtes. Les bourrasques de vent nous ont dicté la conduite à suivre. La grosse vague nous a pris la barre et le Capitaine s'en est remis à ses Hommes.
 
La confusion s'est installée sur la Pirogue. Fallait il donner un coup de barre à bâbord, se laisser tancer par ce rythme infernal tout feux éteints ou tout simplement se faire tout petit au fond de la cale, le temps que le capitaine en second se souvienne de moi. La grosse vague s'est gardée de nous rendre la barre et à continuer de nous guider.
 
Les Hommes se sont montrés valeureux. Ils ont ramés et parfois, ont pris des initiatives qui ont été jugées mauvaises dans un premier temps et appréciées en silence par la suite. Ils se sont souvent sentis seuls au milieu de la Mer et des loups. Parfois les Hommes se sont trompés.
 
J'ai vu des couturiers pris sur la Pirogue comme marins. J'ai vu des Hommes tombés à la mer alors qu'ils ne devraient pas. J'ai vu la Pirogue ne point se soucier de leur devenir. J'ai vu les racines de la Pirogue, celles là qui sont à l'origine de tout, se quereller pendant que les branches et les feuilles s'embrassaient. J'ai vu la Mer nous dirigeait et nous ordonner d'aller à l'encontre du règlement des marins.

Bientôt la Pirogue touchera la terre ferme. Le vent tombera, le soleil brûlera le visage des derniers marins à bord. A ce moment là, le capitaine s'en remettra à ses marins et leur dira : Qu'avez-vous fait de ma Pirogue ? Alors, les marins épuisés par leur tâche diront : Nous avons écouté et ne t'avons point entendu. Le capitaine dira alors : Le marin exécute toujours la bonne instruction même quand il n y en a pas.

 
Il sera retenu que la traversée en valait la peine car bien que la Pirogue a pris l'eau, elle aura fait toute la traversée. Les marins auront vécu une grande histoire d'Hommes. Et au final, nous serons tous d'accord pour dire que l'erreur n'annule pas la valeur de l'effort fourni et que cela a le mérite d'être récompensé.

Aujourd'hui, je dois descendre de la Pirogue et rejoindre une autre qui vient à peine de sortir du Port. Je rejoins un autre équipage où les marins ressemblent à d'autres marins et Le capitaine à lui même. Pour moi, tout s'achève aujourd'hui. Tout a une fin comme on dit par chez moi, sauf la banane qui en a deux, allez comprendre c'est une affaire de paysans et non de marins.
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